S’envoler hors de sa zone de confort

  • 2017-09-05

Un jour ou l’autre, pour s’épanouir, tous les oiseaux doivent quitter leur nid et s’élancer dans le vide. C’est une étape nécessaire, mais ô combien terrifiante. Pourtant, même le plus petit oisillon prend son courage à deux ailes et sort bravement du seul environnement qu’il n’ait jamais connu pour prendre son premier vol.

Votre zone de confort, c’est votre nid douillet. Il s’agit d’un endroit familier où vous êtes en sécurité, où rien ni personne ne peut vous atteindre, où il fait bon se réfugier. Ce nid est constitué d’habitudes, d’activités, de comportements routiniers qui ne sont pas nécessairement « confortables » au sens propre, mais qui vous rassurent, d’une certaine façon. Cependant, cette sécurité a un prix : elle limite vos possibilités, l’éventail d’expériences que vous pouvez vivre. Trop souvent, ce n’est pas le confort de votre nid qui vous entrave, mais bien votre peur de l’inconnu, voire de l’échec.

Il n’est pas nécessaire de devenir un fou de Bassan et de vous élancer dans le vide à partir de la plus haute falaise en ignorant la peur pour sortir de votre zone de confort et faire place à l’inconnu dans votre vie. La première chose à faire pour vous affranchir de ces chaînes est d’amorcer une réflexion personnelle. C’est d’ailleurs à ce moment qu’entamer une démarche en coaching peut s’avérer utile. En tant que coach, je peux explorer avec vous les obstacles que vous désirez surmonter, dédramatiser certaines de vos inquiétudes et vous offrir des pistes pour avancer. Il ne s’agit pas de faire le travail à votre place, ni de vous accompagner à chaque pas, et surtout pas de vous précipiter hors du nid de force, mais bien de vous guider et de vous donner les outils pour vous dépasser.

Permettez-moi tout de même d’esquisser ici les grandes lignes de ce type de démarche, que vous pourrez explorer plus avant seuls ou avec l’aide d’un coach. Il faut garder en tête que ce qui vous fait vous réfugier bien en sécurité dans votre zone de confort, c’est bien souvent la peur, et la plupart du temps, la peur de l’échec et des jugements négatifs. Cette peur, bien qu’elle soit tout à fait normale et répandue, n’est souvent qu’une excuse pour retarder le changement ou l’action. Posez-vous la question : pourquoi est-ce que je m’empêche de viser cet objectif? Puis, simplement, soyez honnête : j’ai peur de me tromper. J’ai peur d’échouer. J’ai peur du changement. Parfois, cette simple constatation vous permet de voir plus clairement le chemin à suivre. Ensuite, vous pouvez vous attaquer à cette peur par petites « bouchées ».

 

Imaginons que vous voudriez arriver à parler en public avec aisance, mais que vous êtes gêné par le regard des autres. Vous pourriez commencer par essayer de sourire à des inconnus dans la rue. Après quelques jours d’essai, ajoutez un « bonjour » enthousiaste à votre sourire. Ensuite, essayez d’entamer la conversation avec quelqu’un qui fréquente votre parc de quartier et que vous ne connaissez pas déjà. Puis, vous pourriez vous donner comme objectif de prendre la parole devant vos collègues lors d’une réunion de routine. Lentement, à chaque « bouchée », vous renforcerez votre confiance en vous et votre assurance.

En choisissant cette approche, vous facilitez aussi la gestion de l’échec et aussi de l’angoisse qui l’accompagne. En effet, puisque vous ne vous attaquez qu’à une bouchée à la fois, vous risquez moins que si vous vous étiez lancé d’emblée. Il est ainsi plus facile de dédramatiser un échec éventuel, voire d’arriver à en rire. Chaque revers est en fait une occasion d’apprentissage et de croissance : il faut cultiver cet état d’esprit. En d’autres mots, il s’agit de modifier votre état d’esprit pas à pas et d’utiliser la difficulté comme source de motivation et de transformation. Vous constaterez probablement que la prise de risques, si minimes soient-ils, entraîne une grande satisfaction et un sentiment accru d’accomplissement personnel. Ces sentiments positifs, en retour, vous encourageront à sortir encore plus souvent de votre zone de confort pour vivre de nouvelles expériences exaltantes.

En somme, quitter le confort familier, c’est vous donner la chance de faire l’expérience de l’inhabituel, de vous affranchir de vos craintes, d’élargir vos horizons et de renforcer votre créativité et votre résilience. Il ne s’agit pas de tirer un trait sur ce que vous êtes, mais bien de vous donner la chance de découvrir ce que vous pourriez être. Commencez simplement par vous interroger sur ce que vous voudriez essayer, mais que vous n’avez jamais envisagé par peur d’être déçu ou de ne pas réussir. Sortez des sentiers battus à petits pas, quitte à suivre quelqu’un de plus expérimenté dans le domaine : vous arriverez ainsi à mieux gérer les revers et à en tirer des leçons qui vous emmèneront plus loin encore. Enfin, n’oubliez pas de prendre plaisir à vous dépasser; c’est ainsi que vous serez amené à découvrir des facettes insoupçonnées de votre personnalité! Alors, prendrez-vous votre envol? Vers quelles contrées?

 

Isabelle Leduc

Coach professionnel certifiée Neuro-Activ Coaching

vitalitecoaching.com

Écrit en collaboration avec Mélanie Rivet

 

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