Archive pour janvier, 2018

Attaquer la pente de ski comme sa vie, avec l’esprit d’initiative

  • 2018-01-16

J’aime dévaler une pente à grande vitesse les jours de beau temps d’hiver. Pourtant, il faut se l’avouer, c’est un peu casse-cou. Mais une fois lancée, c’est aussi un grand bonheur pour moi que cet enivrement de la vitesse, le paysage qui défile, les bosses déjouées et l’arrivée au bas de la piste dans un sentiment euphorique : défi relevé, plaisir vécu!

Oser attaquer la montagne enneigée :

Trouvez-vous, comme moi, que notre vie est parfois une belle pente de ski, prête à être attaquée par le skieur que nous sommes, mais pourtant un peu effrayante? La rangée de sapins le long de la pente nous guette, comme autant de craintes, d’indécisions, de mises en garde, d’expériences blessantes, de pertes financières ou relationnelles qui bordent notre chemin. Et nous ne savons pas si au bas de la côte quelques obstacles se dressent, si la descente sera réussie, tout comme il est impossible d’avoir une garantie de la réussite d’un projet tel que nous l’espérons. Pourtant, je me lance. Suis-je une skieuse téméraire? Pas tant que ça. Plutôt une skieuse qui ose prendre la décision de se lancer, avec le bon équipement, en connaissance de cause, mais aussi avec un certain laisser-aller et une acceptation des risques que cela engendre.

Chasse-neige sur l’incertitude :

Aucun skieur n’arrivera au bout de la descente s’il n’ose pas se donner le coup d’envoi, s’il n’assume pas son geste et son désir de vivre ce sport. Si je me laisse envahir par l’incertitude, la peur de me casser une jambe en ski ou de faire rire de moi, ou la peur d’une réussite plutôt mitigée d’un projet d’entreprise : je n’entreprendrai rien. Qu’est-ce que j’y gagne : rien du tout. Que peut-il se produire de pire que rien? comme le dit si bien Daniel Bélanger dans sa chanson Revivre (album Rêver mieux). Si je me laisse envahir par les pensées négatives et la peur de l’échec, je laisse la place aux perceptions faussées plutôt qu’à la réussite potentielle.

Slalom pour éviter les responsabilités : le bon choix?

Quand j’étais enfant, ma mère ne voulait pas que je fasse du ski, car elle ne voulait pas que je me blesse. Elle voulait éviter toute situation blessante pour moi. Comme adulte, j’ai le choix aujourd’hui d’agir ou non comme ma mère, de faire du slalom ou de sauter les bosses qui se présentent sur la pente devant moi. Je pourrais dire que je ne fais pas de ski à cause de ma mère… Je me positionnerais là en victime et je mettrais en lumière la faiblesse de ma propre personnalité d’adulte. Il m’appartient aujourd’hui de me donner les moyens de faire ce sport si je le désire et si j’en tire une satisfaction personnelle.

Faire face à nos responsabilités n’est pas toujours aussi facile qu’on le souhaiterait. Si nous arrivons à accepter que ce que nous vivons est la conséquence directe de nos choix, peu importe l’influence des autres, nous nous donnons aussi le pouvoir de moduler ce que nous vivons en faisant preuve d’initiative pour nous rapprocher activement de notre but. La seule façon de ne pas être victime de l’influence des autres est de faire preuve d’initiative et d’accepter la responsabilité de nos propres actions.

Un après-ski savoureux : célébrer notre courage!

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